Guide Las Vegas

Escapade à Las Vegas …et dans le Grand Canyon

Baptisée par certains « Sin City », Las Vegas n’est pas que la cité des vices, du sexe et des casinos. C’est aussi la ville des mariages rapides et des grands shows américains. Bien qu’au Nevada, c’est aussi la porte d’entrée du Grand Canyon situé en Arizona, juste derrière la frontière. Un autre spectacle à ne pas manquer. De préférence en hélicoptère.

Guide Detourable Las Vegas Mis à jour récemment

Las Vegas

Je me suis marié en 1985 à Las Vegas. Un mariage tout ce qu’il y a de plus légal et pas un diplôme-bidon de foire. Ne risquez pas de vous marier une deuxième fois sur le sol américain sans avoir divorcé car vous risquez la prison. Toujours est-il que 28 ans plus tard, je voulais revoir cette ville qui ne dort jamais et dont les enseignes lumineuses ne s’éteignent pas. Quel choc ! A presque trente ans d’écart, de nouveaux hôtels ont été construits et les anciens modernisés. Désormais, à l’angle de Flamingo Road et de Las Vegas Bld (qu’on appelle le « Strip »), à côté des traditionnels Caesar’s Palace et du Flamingo qui a été construit par Bugsy Siegel en 1946, voilà une réplique de Paris avec la Tour Eiffel ou une mini-Venise avec ses gondoles ! Et plus loin, un Sphinx !

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L’hôtel Nobu

L’hôtel Nobu

Le dernier hôtel à avoir ouvert ses portes, en février dernier, est le Nobu, au cœur du mythique Caesar’s Palace. L’idée en est venue à l’acteur Robert De Niro qui a conclu il y a vingt ans un accord de partenariat avec le chef-coq Nobu Mastsuhisa, à l’époque où celui-ci avait ouvert un restaurant à Los Angeles. Les 181 chambres et suites sont décorées avec un luxe raffiné qui démarre aux comptoirs de réception exclusifs et séparés des zones du Caesar’s Palace très tape-à-l’œil. Bien entendu, le thé vous est servi dès l’arrivée dans votre chambre et des places sont réservées dans le restaurant Nobu. Les tarifs démarrent à 329 USD.

Las Vegas

Les jeux

Les jeux

Certes, Las Vegas, ce sont d’abord les casinos. Si vous êtes joueur, inutile de vous expliquer la roulette, le Black Jack ou le fonctionnement des machines à sous. Même si vous ne l’êtes pas, c’est encore plus fascinant. D’abord, on trouve déjà des « bandits manchots » à l’aéroport international McCarran (en zone départ) ; ensuite, ils sont de plus en plus sophistiqués. Et les joueurs, avec leurs bols à pop-corns remplis de pièces, semblent jouer comme des automates sans le moindre sentiment. Quant aux adeptes du tapis vert, il faut louer leur concentration lorsqu’ils jouent devant des cow-girls sexy aux décolletés plongeants avec, derrière elles des danseuses à la barre. Fascinant aussi, ces accros qui jouent encore quand on les aperçoit en allant prendre son petit-déjeuner… Quant aux joueurs, on croise ceux en smoking (parfois) et ceux en bermuda et sandales (souvent) : seul le personnel masculin est tiré à quatre épingles (toujours).

Las Vegas

Les spectacles

Les spectacles

Depuis l’époque du « Rat Pack » (Frank Sinatra, Dean Martin, Sammy Favis Jr, Peter Lawford), Las Vegas se pose un peu là en matière de grands shows à l’américaine. Lors de mon passage, on pouvait y découvrir Céline Dion dans son nouveau show, Elton John, Rod Stewart et d’autres moins connus comme Loberace, le Million Dollar Quartet ou des magiciens parfaitement inconnus chez nous, mais remarquables. Les spectacles de Las Vegas sont un « must » lors d’un passage dans Sin City.

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Le Hoover Dam

Le Hoover Dam

« Las Vegas » signifie en espagnol américain « les terrains plats » ou « les champs de tabac », mais je n’en ai point vu (le tabac du Nevada, ça existe ?). En revanche, la région ressemble à un décor perpétuel de westerns. Pas loin de Vegas, le barrage de Hoover (Hoover Dam) est impressionnant. Depuis les attentats de 2001 à New York et Washington, on a construit un pont pour éviter que les camions ne le traversent pour se rendre en Arizona. La petite ville de Boulder City est la porte d’entrée de la région qui est aussi celle du très beau Lake Mead avec ses petits ports de plaisance. Et de là, on est à un jet de pierre du Grand Canyon.

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Grand Canyon en hélicoptère

Grand Canyon  en hélicoptère

La meilleure manière de visiter le Grand Canyon est de le faire d’en haut. Je ne dirais pas qu’il y a embouteillages d’hélicoptères – les avions, c’est fini, semble-t-il, et de toute façon moins pratique -, mais les compagnies sont nombreuses. La plus réputée est Héli USA qui décolle d’un aéroport privé sur le site de l’aéroport international. Les appareils peuvent accueillir six personnes (la meilleure place est celle à côté du pilote) et le vol prend 45 minutes (et 25 minutes pour le retour, survol de Las Vegas compris), après passage au-dessus du Lake Mead et du Hoover Dam. Il faut compter 300 USD par personne, mais ça vaut vraiment le coup. A noter qu’on passe à proximité du fameux « Skywalk » qui permet aux visiteurs (moyennant 30 USD) de découvrir le ravin sous ses pieds, la passerelle qui dépasse le bord d’une vingtaine de mètres étant transparente.

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Grand Canyon Ranch

Grand Canyon Ranch

Cela dit, la formule idéale est d’emprunter un hélicoptère d’Heli USA et de faire une halte au Grand Canyon Ranch qui se trouve sur une des falaises. Un authentique ranch où les cow-boys élevaient du bétail et qui a son histoire épique avec outlaws, indiens et bisons (on en voit encore… des bisons). Ce trip en hélicoptère (Heli USA appartient au propriétaire du ranch qui est aujourd’hui un Anglais !) revient à 529 USD, avec balade à cheval, repas typique et chansons cow-boys à la clé. Casey Adams, véritable chansonnier improvisera des chansons pour toutes les nationalités. Par exemple, pour les Belges : « Vous êtes les plus grands avec vos bières immenses, votre crise gouvernementale la plus longue… » (authentique !). Fous-rires garantis et joyeuse ambiance. Si le cœur vous en dit, on peut aussi y passer quelques jours car il y a des chambres.

Y aller

Y aller

D’Europe, on privilégiera un vol direct sur Las Vegas. Passer par New York ou Los Angeles contribue à s’imposer des files interminables aux contrôles des frontières, alors qu’à Las Vegas, tout se passe rapidement et avec le sourire. British Airways propose un vol quotidien en Boeing 747 (trois classes) et il est bien rempli. Pour les vols intérieurs, son partenaire est American Airlines, ce qui autorise des réservations groupées et, en cas de connexions, les transferts des bagages d’une compagnie sur l’autre. Par exemple, en quittant Vegas, nous avons opté pour un crochet par New York. Le vol JFK-Londres Heathrow a été réalisé avec AA (pour une question d’horaires) et celui de Londres à Bruxelles avec BA. Sans aucun problème de transfert.

Quand

Quand

Les spectacles sont permanents à Las Vegas, il n’y a donc pas de période spécifique pour choisir, si ce n’est à consulter éventuellement le site Point de vue climat, il faut se souvenir qu’on est dans le désert. La température varie de 13°C en janvier à 40°C en juillet (mais l’air conditionné règne en maître dans les hôtels et casinos). Avec ses 300 jours de soleil et 85 millimètres de précipitations… par an !, Las Vegas se visite plutôt au printemps et en automne. A la mi-mars, nous avions 28°C à Vegas, alors qu’il gelait à New York ! En hiver, la température est agréable, mais il fait vite froid la nuit ; en été, c’est la fournaise. D’ailleurs, la Valée de la Mort n’est pas loin…

A faire

A faire

Si vous n’êtes pas joueur, allez quand même mettre une pièce de 25 cents dans une des machines à sous. Ne fût-ce que pour dire que vous avez joué. Dites-vous bien que c’est perdu, mais il ne faut pas oublier que légalement, les machines de Vegas doivent restituer 70% des gains. Et si la machine se décide tout à coup, cela pourrait être le jackpot ! Sait-on jamais. Cela dit, voir les autres joueurs aux personnalités diverses est un grand moment, jusqu’au type de 40 ans en bermuda, qui chiale comme un gosse au pied d’une colonne, encadré par quatre gars de la sécurité. Peut-être une déception amoureuse, après tout…

Entre nous

Entre nous

Il faut être prudent côté drague. Comme les touristes du beau sexe ont tendance à s’habiller comme les danseuses des casinos, on ne sait pas trop qui est qui dans les hôtels, donc il vaut mieux éviter les impairs comme demander ses tarifs à une innocente touriste d’Alabama ou offrir un verre à l’ouvreuse des salles de spectacle. Cela dit, à l’américaine, la population locale est très ouverte et plutôt rigolarde. Ne faites pas semblant de ne pas être un touriste, vous avez été repéré dès votre descente d’avion. Et ne criez pas « banco » pour plaisanter, ça coûte cher.

Un autre conseil : ne craignez pas les restaurants. Il y a évidemment les éternels MacDo (quoique le Whopper Bar avec accompagnements au choix – et bière ! – soit plus approprié), mais Las Vegas se veut aussi ville des meilleurs restaurants. Et il n’en manque pas, pour tous les goûts (cuisines américaine, française, italienne, japonaise, mexicaine…)  et selon toutes les formules : buffets, brasseries, écaillers, etc. Au Caesar’s Palace, j’ai dîné au Gordon Ramsay Pub – où les vins, dont les meilleurs français, sont proposés sur tablette informatique ! – et la viande s’y coupait à la fourchette !