Corse
En Méditerranée, s’il reste encore une île demeurée nature et authentique, c’est bien la Corse ! Et si ses habitants sont réputés avoir du caractère, cela ne signifie pas que vous ne serez pas royalement accueillis, pour autant que vous n’arriviez pas en terrain conquis et que vous respectiez leur terre. La Corse, c’est l’antithèse de l’ambiance que l’on rencontre sur les rives de la Côte d’Azur ou du Roussillon. Ici, pas de littoral bétonné, les Corses détestent ça ! Au lieu de barres d’immeubles, c’est la forêt et le maquis qui viennent lécher le sable… Et parfois même, les vaches débarquent sur la plage pour la sieste...
Corse
Ceux qui prennent la peine de faire le tour de Corse découvriront des paysages toujours différents. A commencer par le site extraordinaire où les hommes ont bâti Bonifacio. Vision incroyable que cette ville perchée en équilibre sur sa falaise en bordure de mer, avec son petit port abrité au fond d’une calanque. Essayez d’y passer au coucher du soleil et poussez une pointe jusqu’à l’extrémité de la falaise pour contempler l’astre rougeoyant descendre derrière le phare. Sublime ! A faire aussi: la découverte des falaises en bateau, depuis la mer, pour une toute autre vision de ce site unique au monde. Et pousser jusqu’aux îles Lavezzi.
Non, les guides et brochures n’exagèrent pas: la Corse possède quelques-unes des plus belles plages de Méditerranée. Celles qui s’étendent en corbeilles entre Bonifacio et Porto Vecchio ne devraient pas vous décevoir. Il y a Rondinara: elle forme une anse parfaite qui se rejoint presque aux extrémités. L’eau est turquoise et limpide, le sable tout blanc, un vrai lagon. Mais la plus belle peut-être, c’est Palombaggia, tout aussi paradisiaque et frangée en prime de pins parasols.
Corse
Quand vous en aurez assez des plages surchauffées, vous prendrez la clé des champs pour vous engouffrer dans les montagnes de l’intérieur à la découverte d’une autre Corse, pleine de caractère. Bienvenue au royaume des villages perchés, des mouflons, des torrents et des fontaines qui glougloutent. Des forêts de pins qui sentent bon la résine et des cochons à moitié sauvages qui gambadent en liberté! On pénètre ici l’âme de la Corse, la région où sont nés les chants polyphoniques et la plupart des grands personnages de l’histoire corse, le général Pascal Paoli et Napoléon Bonaparte en tête. A ne pas manquer: les aiguilles de Bavella et les villages de l’Alta Rocca.
Corse
Un doigt vers la France
En remontant la côte orientale, on atteint Bastia. Avec son petit port, sa citadelle et sa vieille ville, c’est une halte bien charmante. Pointé comme un long doigt vers la France, le Cap Corse est un monde à part, sauvage à souhait. Une seule petite route en fait le tour. Elle serpente follement entre mer et montagne pour relier les quelques petits villages de poche qui s’accrochent au rocher. Nos coups de cœur : Erbalunga (côte est), qui s’avance harmonieusement sur une pointe rocheuse et masque un petit port de poupée ; Centuri (côte ouest), réputé pour ses langoustes, plein d’ambiance avec ses terrasses qui s’étalent au soleil tout autour des bateaux. Plus au sud, un autre endroit, tout à fait différent des précédents : Nonza. En équilibre sur le bord d’une falaise, ce village domine de plus de 300 mètres une immense plage de sable noir. Vertige garanti!
Corse
Le paysage de Balagne est riant ; les villages, assaillis d’oliviers, s’accrochent à la roche. Belgodère et sa jolie placette, Speloncato, Feliceto et enfin Sant’ Antonino, classé parmi les plus beaux villages de France, posé comme un chapeau sur le sommet d’un roc. Un peu plus bas dans la vallée, faites halte à Pigna, petit village d’artisans dans lequel on passe sans problème quelques heures à flâner.
Près du bourg de Porto, il ne faut pas manquer les calanches de Piana, d’impressionnantes falaises rouges qui plongent dans la mer. A voir de la mer mais aussi de la terre. De Piana, une petite route, qui devient de plus en plus étroite à mesure que l’on grimpe, file vers le Capu Rosso. Elle se faufile entre d’énormes blocs ciselés comme de la dentelle. Poussez une pointe au coucher du soleil vers la plage d’Arone, un autre bout du monde comme on en trouve pas mal en Corse. D’en haut, la vue plonge de plus de 300 mètres vers la mer dans un silence absolu. Extraordinaire de voir le soleil embraser un peu plus ces rochers déjà si rouges.
Y aller
Y aller
En avion (1h50 de vol), liaisons directes (parfois saisonnières) au départ de la Belgique à destination de Bastia, Ajaccio et Figari. En ferry, au départ de Nice, Toulon, Marseille, Savone ou Livourne vers Bastia, Calvi, Ile Rousse, Ajaccio, Propriano et Porto Vecchio. Ce qui permet d’emmener sa voiture, moyen de transport le plus pratique sur l’île.
Quand
Quand
De mai à octobre, tout en sachant que juillet et surtout août sont très courus et que les petites routes côtières seront parfois encombrées.
Ma valise
Ma valise
Vêtements légers tout l’été mais aussi un bon pull et un coupe-vent si vous envisagez de découvrir la montagne corse. La neige y persiste parfois jusqu’en juin !
A faire
A faire
- Dormir en ferme-auberge, y profiter de la nature et y savourer les bons produits du terroir.
- Assister à un concert de chants polyphoniques.
- Se baigner dans les bassins naturels aux tons turquoise de Zoza.
- Partir en mer à la découverte des îles Lavezzi.
Formalités
Formalités
Pour les Européens, la carte d’identité suffit.