Bruxelles
Capitale
par Ivan Hiel, rédacteur Holidea
Bruxelles, capitale de l’Europe, de la Belgique et de la Flandre, est un patchwork de 19 communes, une mosaïque truffée de contrastes et un carrefour culturel. Quelle ville, mieux que « notre » Bruxelles, pouvait inaugurer notre programme Secret Cities ?
Pour colorier « notre » Bruxelles, nous avons demandé à un certain nombre de nos journalistes et collaborateurs de décrire « leur » Bruxelles ». Le résultat, presque aussi divers que cette ville peut l’être, se veut aussi une invitation à la découverte de notre si surprenante capitale.
Et « mon » Bruxelles, je l’aime de plus en plus, au point qu’elle a pris une place spéciale dans mon cœur. C’est un sentiment difficile à expliquer, il faut venir soi-même pour le comprendre mais je vous garantis qu’il en est de Bruxelles comme pour toutes les bonnes choses de la vie : « plus on la goûte, plus on l’apprécie».
Face aux offres exclusives concoctées spécialement pour vous par nos spécialistes du voyage ainsi qu’aux nombreux événements qui se tiennent à Bruxelles, il vous faudra désormais une très bonne excuse pour rester à la maison.
Profitez-en, et n’hésitez pas à nous faire part des impressions de “votre” Bruxelles!
Ivan (ivan@holidea.be)
Van den Bruxelles
Van den Bruxelles
Van den Brusselles
1. En Brussellois
Mon Bruxelles à moi a commencé en fait à Molenbeek St Jean, début des années 50, lorsque l’on pèchait et nageait encore dans le canal de Charleroi, que ce soit porte de Flandres ou près du pont Van Praet. Ou lorsque le cheval du marchand de légumes d’en face traversait la rue pour venir réclamer et manger sa carotte…
Il est loin ce temps, mais les beautés de Bruxelles sont restées, intactes.
Oubliez et négligez le trafic, profitez de cette belle mobilité qu’offre ma Ville au-travers de ses transports en commun avec son métro aux merveilleuses thématiques, et utilisez son Villo pour parcourir ses plus beaux recoins.
Méditez au Monts des Arts avec la vue sur la Ville, admirez l’Europe à partir de l’étage supérieur du Cinquantenaire. Entrez dans le plus grand Palais de Justice d’Europe et découvrez sa Salle des Pas Perdus.
Et si déjà la faim vous tenaille, descendez vers la Place Sainte Catherine et dégustez quelques huitres ou moules parquées ou soupe de poisson ou escargots, en plein air, au coin de la Mer du Nord.
Vous aurez en meme temps devant vous , sur la même place, la parfaite panoplie de ce qui rend heureux le Bruxellois : une baraque à frites (croustillantes), une foule cosmopolite, et des…cafés parmi les plus vieux de Bruxelles.
Si vous avez encore soif….remontez vers la Bourse , à sa gauche, rentrez au Cirio et commandez un « half en half » débordant…, dans un décor authentique bruxellois, mille fois filmé par de célèbres cinéastes.
En bon Brussellois, ça se dit comme ceci:
Verget den trafic, profiteert van wa Brussel a geieft….ne velo…bekan ve nieks……ge kunt ermei de giele stad doen !
Go no de Cinquantenaire, pakt de trappen nomuug en ge zult gieel Europa zien, den go de no de Palais de Justice om de gruute zool te zien ; de Salle des Pas Perdus…tis geene ziever…
As ge gruute honger eit, moei je no de place Ste Catherien goon, ve usters t’eiten of mosselen, of caricoles…en den moei ge twie of drei stameneis gaan bezeuken..de beste beirr van de weireld….met fritten natuurlijk…
Eide nog dust…den gode voech no de Beuze, stap in de Cirio ve ne half half te drinken en den zult al zien wa den euur da tis!!!
Je laisse de la place aux autres qui vous décriront d’autres merveilles…moi je déguste d’abord !!!
Allé Santé!
Etienne
2. Madammeke
Quand on a un boulevard au nom de sa famille qui traverse le centre-ville, il est difficile de renier qu’on est bruxellois de souche. Et côté maternel aussi, soit dit en passant.
Mais mon Bruxelles ne s’inscrit pas dans le passé, même si la plus belle Grand-Place du monde en est le plus beau témoignage et que tout Bruxellois est fier de l’admiration que portent les touristes à la ville et donne envie de les remercier pour leur enthousiasme.
Non, pour moi, mon Bruxelles, ce sont avant tout les Bruxellois. Les vrais avec leur accent qui respire l’envie de profiter de la vie, de manger, de boire, de faire la fête. En emmenant il y a quelques jours des amis français à la découverte du parcours de la bande dessinée et de ces extraordinaires fresques murales, les escales furent nombreuses, à la terrasse de bistrots et devant des bières dont la liste compliquait diantrement le choix. « Prenez votre temps, Madammeke ! », lança le patron à travers sa grosse moustache. Avant d’avoir pu choisir, la « Madammeke » qui m’accompagnait était déjà heureuse.
Et moi aussi, savez-vous !
Patrick
Sac à surprises
Sac à surprises
Sac à Surprises
1. Brel et culture
"C’était au temps où Bruxelles chantait". Ainsi décrivait Brel le Bruxelles bouillonnant et chantant des cartes postales jaunies des antiquaires. Il y a quelques années, lorsque j’ai emménagé dans une maison de maître à Schaerbeek, j’ai mis un pied dans le monde que les chansons de Brel reflétaient encore vaguement. Brel doit avoir bien connu mon quartier puisqu’il est né à un jet de pierre de là.
Bruxelles a peut-être perdu une partie de son charme authentique, elle chante encore toujours. Bruxelles est musique. Pour me donner la chair de poule, je me rends une fois par mois à la Monnaie, un opéra de classe mondiale. Sans oublier le Bozar, où je vis depuis des années de fantastiques orgasmes musicaux. Je suis parallèlement devenu complètement fan des événements plus confidentiels comme ‘Culture 1030’ : écouter de la musique chez ses voisins, le top de la proximité ! Il y a cent ans, le compositeur Puccini, qui a habité un temps dans le quartier, a donné en ces lieux un concert de chambre. Il n’y a pas que la musique : le KunstenFestivaldesArts mérite chaque année le détour et, en règle générale, il se déroule toujours quelque part une exposition intéressante. Pour les passionnés comme moi, Bruxelles est un immense réservoir culturel.
Mes pérégrinations à travers la ville m’ont fréquemment mené dans des quartiers qui différaient fortement les uns des autres, comme si je passais d’un monde vers un autre. Je découvre à chaque sortie des petits coins plein de charme et de véritables perles.
Alex
2. Visages multiples
Bruxelles est la seule ville de Belgique où il me plait d’habiter. Je me retrouve parfaitement dans son rayonnement chaotique et surréaliste. C’est une ville cosmopolite où il y a quelque chose à faire 24h sur 24. En réalité, j’en ai besoin, c’est ce qui m’anime.
J’habite à Schaerbeek. J’aime son caractère multiculturel. Dans ma rue cohabitent au moins 10 nationalités différentes. De mon jardin, il n’est pas rare que je puisse profiter d’une cacophonie mélangeant la techno turque, des discussions animées en africain, de la musique d’opéra en provenance de chez mes voisins belges et du Julio Iglesias chez les Espagnols qui, par la même occasion, grillent quelques sardines au barbecue. L’été, ce n’est pas seulement multiculturel, c’est aussi exotique !
Bruxelles est pour une voyageuse invétérée comme moi une base solide mais en même temps, j’ai toujours le loisir de voyager tout en restant dans ma propre ville. Le quartier Matonge, où j’ai logé quand j’étais étudiante, c’est l’Afrique. On y mange bien et si j’ai besoin de bananes plantain, c’est là que je cours les chercher. J’habite près de la petite Turquie et j’adore aller m’attabler dans le quartier asiatique, dans le centre. Je trouve formidable que Bruxelles offre tant de visages. Ce qui m’étonne toujours, c’est que certains ne connaissent Bruxelles qu’en tant que grande ville angoissante alors qu’en comparaison avec d’autres capitales, elle me fait plutôt penser à un agréable village.
Chaque quartier a son public attitré : bourgeois, bobo, hip, vieux, riche, pauvre, mais c’est l’atmosphère surréaliste du quartier des Marolles qui me parle encore le plus. C’est ici qu’habitent les vrais ‘Brusseleirs’ à l’accent savoureux. Flamand et français s’y mélangent harmonieusement. Depuis mes 18 ans, je me rends avec la ponctualité d’une montre suisse au marché aux puces. J’adore y fouiner entre tous ces bibelots et ces objets mis au rencart qui réclament un nouveau propriétaire. Et je rentre souvent à la maison avec des petits trésors. Les terrasses, les personnalités colorées que l’on rencontre, l’accordéon des bistrots, le bar à huîtres sur la place, tout cela mis ensemble, c’est une véritable fête pour les sens.
L’opéra, le Bozar, le musée de la BD et celui des instruments de musique sont quelques-uns de mes endroits préférés. La terrasse installée sur le toit de ce dernier est un délice l’été venu, la vue sur le centre historique y est sublime. Le Bois de la Cambre, grand jardin de Bruxelles, est surtout agréable le week-end lorsque les voitures n’y ont plus droit de cité. Jadis, j’allais y faire du roller, aujourd’hui j’y promène le chien. Le vieux chalet Robinson sur son île a été reconstruit mais a perdu une partie de son charme, trop huppé en été selon moi. Et puis il y a le parc Josaphat, tout près de chez moi, une autre merveille. Non, cette ville ne manque pas de vert.
Bruxelles signifie pour moi « retour à la maison », aussi loin que j’aille en voyage. L’ambiance, les bons petits plats à prix serré et surtout la large palette d’offres culturelles de haut niveau, tout cela, c’est unique au monde !
Myriam
Caché
Caché
Caché
Impasses et Estaminets
C’était au temps où le centre de Bruxelles était strié d’impasses étroites et tordues, au temps où caberdouches et estaminets abondaient dans les strotjes ou sur les boulevards. Une atmosphère qui subsiste encore, dans quelques endroits souvent discrets. Suivez le guide.
Le Pentagone qui délimite le centre ville a beau être le quartier le plus couru et visité par les touristes belges ou étrangers, c’est pourtant ici que l’on pourra découvrir le plus de ces endroits méconnus et cachés, qui derrière une grille, qui au fond d’une voie pavée sans promesse. La rue de la Cigogne est de celles-là. Sise à deux pas du marché aux poissons, cette ruelle de 70 mètres de longueur est souvent dénommée impasse, en raison de son étroitesse et du mode de vie de ses habitants qui, très souvent, installent table et chaises devant le pas de leur porte dès qu'il fait beau temps. On y pénètre exclusivement par la rue du Rempart des Moines, en passant sous un magnifique porche surmonté d'une minuscule statue de saint. Pas très loin de là, en remontant la rue de Flandre, il faut pousser la porte du 46 pour découvrir un superbe bâtiment daté de 1697 et aujourd’hui caché sous une verrière: La Bellone. Sa façade est un chef-d’oeuvre. Construite de 1697 à 1708 par Jean Cosyn, architecte-sculpteur qui participa à la reconstruction de la Grand Place, elle affiche notamment un buste de la déesse romaine de la guerre, Bellone, d’où son nom.
Rue des Chartreux, l’estaminet Greenwich est depuis des générations le rendez-vous des joueurs d’échecs. Mais on sait moins que son intérieur 1900 n’a quasi pas changé depuis l’époque où Magritte le fréquentait. Au sous-sol, les toilettes d’époque méritent une petite pause contemplative. On retrouve Magritte rue des Alexiens, dans le quartier de l’église de la Chapelle, à la Fleur en Papier Doré, où se réunissaient les figures de proue du surréalisme belge. Ses murs couverts de gravures, de mots d’auteur peints et de textes dadas le confirment: artistes et d’écrivains ont toujours fréquenté les lieux.
Bruxelles a perdu sa rivière, enterrée sous les boulevards et les bâtiments pour cause d’insalubrité. On a donc d’autant plus de plaisir à retrouver un petit tronçon de la Senne reconstitué près de la place Saint-Géry. Peu savent qu’en franchissant le porche du Lion Saint-Géry, ancien relais de poste, on pénètre une adorable placette plantée d’arbres et là, tout au bout, l’eau amenée artificiellement baigne à nouveau les murs qui, eux, bordaient à l’époque la rivière coulant exactement à cet endroit. En arrière-plan, le superbe bâtiment du couvent des Riches Claires livre son côté face.
Des impasses en pagaille
Avant le bombardement par les troupes de Louis XIV, Bruxelles comptait plus de mille impasses. Au 19e siècle, les autorités décident d’en détruire d’autres pour assainir les quartiers où s’entassaient trop de familles. Souvent délaissées, oubliées mais de plus en plus restaurées, elles sont encore plus de 200, pour la plupart méconnues. Impasse de la Barbe, impasse de la Fidélité, impasse de la Poupée ou impasse du Gril, autant de noms savoureux qui évoquent chacun un pan de l’histoire de Bruxelles. Nombreuses dans le centre sont celles qui mènent à un estaminet ancien. On connait la célèbre impasse Schuddeveld qui conduit au théâtre de Toone et à son bistro ancien. Moins connues sont les petites impasses qui partent de la rue du Marché aux Herbes: ainsi, l’impasse Saint-Nicolas, qui se prolongeait autrefois jusqu’à la rue de la Fourche avant la construction de la Galerie du Centre, mène à un estaminet très peu connu: « Au Bon Vieux Temps ».
Juste à côté de l’impasse Saint-Nicolas, pouvait-on trouver meilleur nom à l’impasse des Cadeaux? Cet étroit passage conduit à « A l’Imaige Nostre-Dame », qui affiche plus de 300 ans d’ancienneté. Son décor semble inchangé depuis les origines: jeux anciens de cafés, vieux poêle en fonte et chaises travaillées emmènent le client plusieurs siècles en arrière.
Une dernière adresse, à un jet de la rue Neuve. Voilà un autre style d’estaminet qui accueille une clientèle d’habitués en ces lieux vraiment méconnus. « L’Espérance », dont le bâtiment a été conçu en 1930 par le célèbre architecte Léon Govaerts, qui a signé également la maison Van Buuren, est un témoignage exceptionnel de l'Art Déco belge. Cette ancienne maison de passe abrite aujourd’hui aux étages un hôtel tout ce qu’il y a de plus convenable.
Jardins secrets
Ville verte, Bruxelles compte de nombreux parcs cachés, seulement connus de quelques riverains ou promeneurs perspicaces. Certains, tapis au cœur d’îlots d’habitation, se confondent avec une propriété privée. D’autres se dissimulent au bout d’un chemin rural et entraînent le promeneur dans un coin de campagne en pleine ville.
A deux pas du goulet Louise, en lisière du boulevard de Waterloo, le Parc d’Egmont est le plus grand espace vert en intérieur d’îlot du centre. Pourtant, il faut savoir le dénicher, en franchissant une grille étroite. Bordé par le palais d’Egmont, ce havre de paix cache aussi quelques trésors historiques, comme le Pollepel (« cuiller à pot »), ancien puits gothique, tandis qu’une superbe orangerie accueille le promeneur qui souhaite se restaurer.
Entouré de hauts murs, un autre parc mène une existence retirée au cœur de la commune d’Etterbeek. Le Jardin Jean-Félix Hap est un legs de l’illustre famille qui a donné plusieurs bourgmestres à la commune. Des arbres exceptionnels, un étang naturel, un kiosque et une orangerie lui confèrent un charme tout particulier.
A Ixelles, donnant sur la chaussée de Vleurgat, le Parc Tenbosch est un autre petit miracle vert de trois hectares. Vallonné, il se parcourt au gré d’allées sinueuses en diable et révèle quelques arbres remarquables ainsi que des essences inédites sous nos latitudes.
A Laeken, les Jardins du Fleuriste représentent sans doute le dernier parc bruxellois en date et peut-être aussi l’un des plus méconnus car pour y pénétrer, il faut passer par un autre parc ou franchir une petite porte via une rue peu fréquentée. Le jardin et les parcs Colonial et Sobieski appartenaient jadis à Léopold II. Ils étaient plantés de fruitiers mais servaient aussi à acclimater des plantes du Congo. Alors que les deux parcs voisins sont aménagés dans les années cinquante, la parcelle du fond reste en friche. Ce n’est que tout dernièrement que la Donation Royale confie à l’IBGE le soin de l’ouvrir au public. Consacré aux plantes rares, le site est aussi une ode aux arts et techniques du jardin les plus modernes. A son extrémité, une esplanade offre l’une des plus belles vues qui soient sur la ville.
A quelques kilomètres de là, au nord-ouest de la région, voici un autre espace de verdure en périphérie de la ville: l’impression d’être déjà à la campagne est forte alors que nous sommes à cheval sur les communes de Ganshoren et de Jette. Au milieu coule un ruisseau, le Molenbeek, qui alimente deux marais, derniers gros exemples de zones humides bruxelloises. Tout autour, des prairies où broutent des vaches et des chevaux mais aussi des bois, le Poelbos d’où s’écoulent de nombreuses sources et, surtout, le bois du Laerbeek. Avec sa hêtraie cathédrale et son relief vallonné, on se croirait en pleine forêt de Soignes. En lisière du massif, un magnifique chalet de style normand invite les promeneurs et les familles pour une pause en terrasse.
Aux confins de la région, dans le quartier de Neerpede à Anderlecht, il existe un autre coin de campagne qui semble tout droit sorti d’un tableau de Bruegel. Là, en plein champ, trône le dernier moulin bruxellois en activité, le Luizenmolen. Inauguré en 1999, il est en réalité une reconstruction à l'identique de l'ancien qui fut érigé au même endroit en 1864. Bien que classé, il avait été démoli en 1955 car trop délabré. Cet endroit d’un autre âge nous rappelle que Bruxelles a toujours été une ville à la campagne.
Musées insolites
Le monde d’en dessous
Sous nos pas, tout un petit monde inconnu, presque une ville sous la ville: les égouts. Longtemps à ciel ouvert, le réseau bruxellois (300 km tout de même) est aujourd’hui souterrain. Le Musée des Egouts propose une découverte en plein cœur de ce monde. On y apprend par exemple que près de 2 millions de rats nous débarrassent d’un tiers des déchets qui y passent. Sur trois niveaux, le site retrace l’histoire et la vie de cet « underground ». Clou du spectacle: une descente le long de la Senne voûtée. La visite est conduite par les employés du réseau: rien que du vécu donc!
Musée des Egouts, Pavillon de l’Octroi, 1070 Bruxelles, tél.: 02-500 70 31. Du mardi au vendredi de 10 à 17h. Visites guidées sur réservation les jeudi et vendredi. Infos:
Ça glisse, c’est lisse et c’est… beau
Plasticarium, kesako? Du plastique sous toutes ses formes et de toutes les couleurs. Objets uniques ou exemplaires produits à des millions d’unités, la collection de Philippe Decelle est la plus importante au monde et elle se trouve pour l’instant encore à Bruxelles.
Entre canal et marché aux poissons, un espace, immense, consacré à une matière souvent considérée comme purement usuelle. Après une visite en ces lieux, on ne le perçoit pourtant plus de la même façon. Philippe Decelle y dévoile le fruit de ses recherches et quelques raretés: tables, fauteuils, objets de tous les jours mais aussi pièces précieuses comme l’un des cinq bureaux en plastique de Georges Pompidou. Une collection qui se situe dans le temps entre 1960, date du premier meuble en plastique, et le choc pétrolier de 1973.
Plasticarium, tél: 02-344 98 21. Visite uniquement guidée (avec beaucoup de verve!) par Philippe Decelle himself. Sur réservation seulement et en groupe de 10 personnes minimum à 20 maximum. Durée: 1h1/2.
Un musée pour jouer
Enfin un musée où l’on peut toucher! Plus qu’un musée même, un lieu d’émerveillement et de rêverie. Ici, les petits comme les grands n’ont qu’une seule envie: jouer. Et ce qui est sympa, c’est qu’on peut vraiment le faire. Difficile en effet de ne pas retomber en enfance devant les trains électriques, poupées, véhicules en métal et autres objets qui peuplèrent notre univers de môme. Sur trois étages d’une grande maison, on pénètre une véritable caverne d’Ali Baba pleine de surprises, comme une ancienne salle de classe et même un vieux théâtre de marionnettes proposant de fréquentes représentations.
Musée du Jouet, rue de l’Association 24, 1000 Bruxelles, tél: 02-219 61 68,
Sur les traces de la franc-maçonnerie
Pénétrer les arcanes d’un des groupements les plus secrets qui existent, c’est possible. Grâce à un musée qui vient d’ouvrir ses portes à Bruxelles. Ici, on ne découvre pas seulement l'histoire et l’essence de ce mouvement qui peut se définir comme une association à caractère philosophique se consacrant à l'amélioration de l'homme et de la société. On découvre des objets parfois étonnants qui font partie de cet univers très codé et, mieux encore, lors des visites guidées, on pénètre l’un des temples qui jouxte le musée.
Musée Belge de la franc-maçonnerie. Rue de Laeken, 79 – 1000 Bruxelles. Visites guidées (pour groupes uniquement) avec découverte d’un temple sur réservation. Tél.: 02-223 06 04.
Où Loger
Où Loger
Chez notre partenaire
1. Steigenberger Grand Hotel, Bruxelles
L’imposant hôtel trône tout au début de l’Avenue Louise. Le « Grand Hotel » combine un luxe moderne avec une élégance d’antan. Depuis sa réouverture en 1992 l’hôtel reçoit rois et reines, personnalités du monde politiques et stars du showbizz. Un moment d’exception pour vivre une expérience unique.
L’hôtel Steigenberger fait partie des plus grands, des plus chics et des plus complets des hôtels de Belgique. Il propose 269 chambres spacieuses et suites. Un lobby royal, un bar agréable, une salle de petit déjeuner aérée avec terrasse, un grand parking surveillé souterrain et un accès direct au centre de bien-être et de remise en forme: Aspria Louise (attention, l'accès est payant et les enfants ne sont pas admis).
L’établissement a été géré pendant plus de 20 années par Conrad Hotels, une des (deux) marques de luxe de la chaine Hilton.
Depuis le 1 janvier 2013 la gestion a été confiée à Steigenberger qui lui a donné le nom de Grand Hotel (un nom mérité). Steigenberger cherche encore son propre style mais le bâtiment et le personnel sont restés les mêmes!
Nous sommes heureux de pouvoir compter cet bel établissement parmi les premiers partenaires d’Holidea. A cette occasion, nous avons négocié pour vous des conditions exceptionnelles.
Réservez votre séjour avec le code Holidea…. Et profitez d’une remise de 10% sur le tarif publié.
Prix pour un séjour de 2 nuits minimum, en weekend, avec une arrivée le vendredi, le samedi ou le dimanche: 125 euro par personne, petit déjeuner et taxe compris.
Profitez-en!!
Steigenberger Grand Hotel Bruxelles, Avenue Louise 71, 1050 Ixelles, tel. 02-542 42 42
2. Logements insolites
Dormir sur la Grand Place:
Une chambre avec vue sur le plus beau théâtre du monde, c’est possible mais même la plupart des Bruxellois l’ignorent. Il existe en effet un hôtel sur la Grand Place! Installé dans la Maison des Ducs de Brabant, l’hôtel Saint-Michel propose une quinzaine de chambres à prix doux donnant directement sur les pavés de la place, pour s’endormir avec la plus belle vue de la ville.
Hôtel Saint-Michel, Grand Place 15, 1000 Bruxelles, tél: 02-511 09 56,
Une nuit dans les galeries royales:
Une adresse incroyable! Imaginez: passer une nuit (ou plus) dans la Galerie de la Reine. Non seulement vous serez en plein centre de Bruxelles mais en plus, les chambres ont été aménagées avec raffinement, dans le souci du détail, avec les matériaux les plus nobles et les dernières technologies. Diva, Explorateur, Black & White, Madame Loulou, chacune d’elles correspond à un thème qui raconte une histoire liée à la vie des Galeries. Deux d’entre elles donnent directement sur la galerie, les deux autres sur une courette intérieure.
Chambres d’hôtes du Vaudeville, Galerie de la Reine, 15, 1000 Bruxelles, tél: 0484-59 46 69,
Un manoir en ville:
Cette majestueuse propriété, située dans le quartier du Chant d’Oiseau à Auderghem, est liée à l’histoire du domaine voisin de Valduchesse. On n’y manque pas d’espace puisque l’illustre pédiatre Edmond Cordier y vécut avec sa femme et ses 11 enfants. Ce sont toujours ses descendants qui y habitent et toute la décoration intérieure raconte le passé familial. Deux espaces sont dévolu aux hôtes : la suite la suite Marguerite et Edmond, composée de deux chambres, d’une salle de bains, d’un salon et d’une cuisine salle à manger, occupe une partie de la tour. Quant à la chambre Marie-Thérèse, d’où la vue plonge sur un châtaignier centenaire, elle est équipée d’un lit double et d’une salle de bain individuelle. Fait assez unique même dans une ville verte comme Bruxelles, un petit parc entoure la maison. Peuplé d’arbres centenaires et de superbes massifs de rhododendrons, il abrite renards, écureuils et oiseaux en pagaille.
Vous ferez ici de belles grasses matinées, avec pour seul risque d’être réveillé par le chant des oiseaux. Le petit-déjeuner, pantagruélique, est carrément un véritable brunch!
Valduc, avenue Dr Edmond Cordier 1, 1160 Bruxelles, tél. 02-660 86 71,
Coup d'oeil
Coup d'oeil
Coup d’œil sur les quartiers de Bruxelles mentionnés par nos journalistes. Ne ratez pas la visite !
1. Louise pour loger chez notre partenaire Steigenberger Grand Hotel et pour flâner.
2. Le Palais de Justice pour contempler sa grandeur
3. Marolles pour sentir le vieux Brussels
4. Sablon pour les antiquités et les chocolats
5. Mont des Arts pour ses multiples musées d’art et son panorama. Remonter un peu pour le Palais Royal et son parc.
6. Grand'Place pour s’émerveiller simplement et imaginer le passé glorieux
7. La Bourse, Anspach pour les fondations moyenâgeuses, pour les BD et pour jouer
8. Dansaert pour le centre mondial de la mode
9. Place Saint Catherine pour sa dégustation de fruits de mer
10. Cinquantenaire pour sa vue et ses musées
11. Matonge pour le Bruxelles africain
12. Bois de la Cambre pour prendre de l’air frais
13. Heyzel pour les neuf boules qui brillent